Mars 2017

Revenir à la Newsletter

  Des sessions marquantes La session inter-ministères (6-8 février / IFM 1-2-3, Séminaristes, diacres en formation, agents pastoraux) Elle marquait la reprise après quelques semaines d’interruption de cours. Elle rassemblait, comme chaque année, les étudiants de l’IFM (IFM 1-2-3), les séminaristes, quelques candidats au diaconat permanent et les théologiens laïcs en formation. Cette année, les diacres se sont joints à nous pour la première journée de la session dont les principaux intervenants étaient les évêques de nos trois diocèses romands : Mgr Félix Gmür (diocèse de Bâle), Mgr Jean-Marie Lovey (diocèse de Sion) et Mgr Charles Morerod (diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg). Des agents pastoraux sont également venus pour recueillir les fruits de ces riches discussions. Cette première journée a permis entre autres de fonder la discussion sur une réflexion trinitaire amenée par l’abbé Nicolas Glasson, puis le ministère de l’évêque par Mgr Morerod. Les ministères sont à considérer sur cette toile de fond. Et c’est avec une grande disponibilité et simplicité que Mgr Gmür et Lovey se sont prêtés aux questions de tous ordres, abordant avec humilité et réalisme les problématiques issues du terrain. C’est la figure du disciple missionnaire – personnelle et communautaire – mise en avant par l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium qui a occupé notre réflexion du lendemain pour ensuite revisiter la théologie du sacerdoce commun et du sacerdoce presbytéral. C’est l’unique communauté des disciples missionnaires qui est le sujet de l’action pastorale et évangélisatrice. « Quelle que soit notre place dans la communauté, c'est posséder Dieu qui est notre joie et notre paix. Joie et paix ne sont pas les compagnons habituels de notre route. Les ministères ont leur raison d'être là. » (P. Benoît-Dominique de la Soujeole, op) Une conviction énoncée par l’abbé Pierre-Yves Maillard : « le fondement de tout ministère c'est le baptême, pas la formation ». De notre lien décisif au Christ dépend la fécondité de tout agir, de tout rôle exercé dans son corps qu’est l’Eglise. « Il faut retrouver la saveur du mot disciple. C'est à dire dans une certaine discipline. C'est l'art d'être dans un autre qui est le Christ. C'est en lui que j'ai ma valeur et hors de lui que je perds mon sens. » (P. Benoît-Dominique de la Soujeole, op) La théologie paulinienne du corps nous redonne notre lieu d’union profonde au Christ et donc aux autres auxquels nous sommes agrégés et envoyés par le baptême. Mutuellement confiés. Plus que des réponses, nous avons multiplié les questions avec l’abbé Christophe Godel et tracé la route à une nécessaire poursuite de la réflexion :
  • N'y a-t-il pas eu une certaine suppléance des laïcs par les prêtres ? Qu'ont-ils en propre les uns et les autres ? Qu'est-ce que le prêtre n'a pas besoin de faire et qui le rendra plus heureux ? Comment faire autrement ?
  • Quel est la place spécifique des diacres ?
  • Comment travailler ensemble, en équipe ?
  • Quelle configuration de l’équipe pastorale ? qui a la responsabilité de quoi ?
  • Comment intégrer davantage la vie consacrée dans cette mission de l'Eglise ?
  • Comment se réalise le discernement pour les personnes envoyées
  • Ne faut-il pas plus réfléchir à partir de l'évêque ?
A la fin de cette session, la question fondamentale demeure : sommes-nous assez disciples pour sentir  et former ensemble ce corps missionnaire que Dieu veut pour le monde d’aujourd’hui ? « L'enjeu, c'est l'unification de la vie. Il faut aider les autres à trouver le Dieu caché dans l'ordinaire, l'extraordinaire dans l'ordinaire. Faut-il être génial pour faire ça ? Il faut du courage, de l'amour et de l'humilité. » (Nicolas blanc) La session « Grandes religions et dialogue interreligieux » (6-7 mars / IFM 2-3)  Sous la houlette du Pasteur Martin Burkhard (Fribourg), elle a démarré par un pèlerinage à la rencontre de deux communautés lausannoises : le Complexe Culturel Musulman de Lausanne (CCML) et l’un de ses imams, ainsi que le Centre Thegchok Ling (l’Association bouddhiste Rigdzin Suisse ) accueillis par l’une des membres de la communauté. Ce pèlerinage a abouti à la Maison de l’Arzillier à Lausanne, dédiée au dialogue interreligieux, et animée par le pasteur Timothée Raymond et  Dominique Voinçon, le délégué catholique. Après un temps de relecture de la matinée, c’est par un temps de silence et d’action de grâce que la journée s’est clôturée. Le lendemain, à l’IFM, la journée a permis de situer les enjeux du dialogue, ses fondements pour des chrétiens, en abordant aussi ses difficultés. Deux journées qui sonnent comme un encouragement à vivre l’amitié comme cette bonne nouvelle de la relation avec nos frères : croyants autrement ou non-croyants ! Session sur le Discernement  (8-10 mars, Abbaye d’Hauterive / IFM 1 et discernants) Nouvelle formule pour cette session sur le discernement qui se situe dans la droite ligne de cette année de fondation spirituelle voulue tant pour les étudiants de la première année de l’IFM que pour les discernants en vue du sacerdoce presbytéral. C’est portés par la prière et la vie monastique des frères cisterciens de l’Abbaye d’Hauterive que le père Abbé, Dom Marc de Pothuau, nous a partagé avec simplicité ce qu’est le discernement spirituel. Il a commencé par nous recentrer sur la question essentielle: comment vivre l'évangile ? Discerner prend alors tout son sens : c’est tout vivre avec Dieu, sous son regard. « Il n'y a qu'une seule manière de vivre, c'est de donner sa vie. Mais comment ? En sentant avec Dieu ! ». Discerner, «c'est voir comment Dieu travaille, ce que cela donne dans le temps. Et ce que Dieu fait, c'est réconcilier les hommes par l'Esprit Saint. Dieu est en train d'agir à travers nous. Discerner c'est mettre toutes ses forces dans ce mouvement-là.» C’est à l’école des apophtegmes, la sagesse très incarnée des pères du désert, que nous avons tenté de nous initier à cet art qui situe le combat spirituel au niveau des pensées. Il s’agit de mettre à distance ses passions, de les nommer pour ne plus en être le jouet : « Moins vous écoutez vos passions, plus vous leur obéissez ! » Il ressort que le travail sur soi est fondamental : « Nommer devant Dieu ce qui se passe en moi, c'est le sacrifier, lui offrir et c'est comme cela que je l’intègre. Il faut que Dieu soit là pour s'en sortir avec ses démons. Ce qui se passe en soi doit venir au jour, doit être nommé pour être offert. Il ne s’agit pas de censurer, mais de consacrer. » A creuser ! Nos prochains rendez-vous pour le trimestre Des sessions et ateliers : Relectures des stages : Mercredi 10 mai 2017 Soutenances des diplômes : les lundi 29 et mardi 30 mai Fin des cours : Vendredi 2 juin Forum de l’IFM :  Vendredi 9 juin Fête finale 2017 Elle aura lieu le samedi 10 juin 2017 à Bassecourt (JU), et sera présidée par l’abbé Jean-Jacques Theurillat, vicaire épiscopal pour la partie francophone du Diocèse de Bâle et président de la COR. Réservez déjà cette date !