La retraite annuelle de la filière FAP s’est déroulée dans le beau cadre du Foyer de charité de Bex, du 28 au 30 octobre 2026.
Sous la conduite de Marie-Laure Durand, philosophe et bibliste, les participants ont exploré le mystère de notre singularité, au cœur duquel Dieu se révèle, comme il l’a fait avec ce peuple unique qu’était Israël. « Personne ne sera comme nous du début jusqu’à la fin de l’humanité » : un chemin à la fois vertigineux et passionnant, qui implique d’accepter une certaine solitude pour être libre comme Dieu l’est.
C’est en embrassant le réel, en répondant aux questions que la vie nous pose, que Dieu se révèle et que nous devenons uniques, en nous précisant et en nous distinguant.
Relire la Genèse à la lumière de notre expérience
Marie-Laure Durand nous a fait revisiter les premiers chapitres de la Genèse, où la nudité d’Adam et Ève révèle notre difficulté à nous sentir singuliers. Dieu ouvre un espace de dialogue pour permettre à l’humain de sortir de sa cachette et de prononcer un « oui » à ce qu’il est, à sa réalité à la fois « abondante et misérable ».
S’accepter dans sa nudité, dans sa vulnérabilité, est un passage obligé pour retrouver son unité. « Être nu » et « être un » : les deux faces d’une même médaille.
Oser être soi en communauté
Valérie Létoffé, clown, nous a ensuite fait expérimenter ce chemin d’authenticité dans un atelier brillamment animé. Oser être soi, avec humour, et découvrir que la communauté est un lieu où l’on peut se réjouir, dans la convivialité, de nos singularités : voilà ce que nous avons vécu pendant ces trois jours.
Cette retraite a ainsi offert un temps privilégié pour approfondir notre compréhension de nous-mêmes, accueillir notre singularité et redécouvrir la richesse de la vie communautaire.